Le samedi arriva plus vite que je ne l’aurais voulu.
Je m’étais levée tôt, comme autrefois lorsque je travaillais à The Hearth, mais cette fois je n’avais pas besoin de rejoindre une cuisine avant l’aube.
Je préparai du café et consultai les documents que j’avais laissés sur la table.
La facture envoyée à Beatrice était toujours en suspens dans mon esprit.
Quarante-deux mille cinq cents dollars.
Je n’avais reçu aucune confirmation de paiement.
Je ne savais pas si Beatrice avait l’intention de régler la somme ou si Brian pensait pouvoir m’obliger à renoncer à mes conditions.
Je savais seulement que je ne préparerais pas leur repas.
Je n’avais rien accepté.
Je n’avais rien promis.
Et je ne devais rien à la famille Miller simplement parce que j’avais autrefois porté leur nom.
Je terminai mon café, puis me préparai pour la journée.
Je choisis une tenue sobre, adaptée à mes responsabilités au Grand Plaza.
Je ne voulais pas attirer l’attention sur moi.
Je voulais simplement pouvoir travailler sans que mon apparence devienne un sujet de conversation.
Lorsque j’arrivai à l’hôtel, l’équipe préparait déjà les espaces destinés aux événements de la journée.
Des employés transportaient du matériel.
D’autres vérifiaient les installations et les détails des réceptions prévues.
Je saluai plusieurs personnes et demandai où en étaient les préparatifs.
Tout semblait avancer normalement.
La fête de Brian et de Chloe devait avoir lieu dans la grande salle de réception.
Beatrice avait choisi cet endroit parce qu’il correspondait à l’image qu’elle voulait donner de sa famille.
Elle voulait une réception impeccable.
Des invités importants.
Un menu dont on parlerait après le départ des convives.
Elle voulait surtout que tout se déroule selon ses exigences.
Je connaissais cette manière de penser.
Pendant mon mariage, Beatrice avait souvent traité les préférences de Brian comme des obligations pour les autres.
Si son fils voulait quelque chose, quelqu’un devait s'en charger.
Si je protestais, elle me rappelait ce que je devais à la famille.
Elle n’avait jamais compris que la gratitude ne signifiait pas l’obéissance.
Je traversai le hall et rejoignis les bureaux administratifs.
Je consultai les informations disponibles sur les événements de la journée.
Je voulais m’assurer que les équipes disposaient des instructions nécessaires et que les demandes avaient été enregistrées correctement.
Je ne cherchais pas à intervenir dans chaque détail.
Je voulais simplement que chacun puisse faire son travail dans de bonnes conditions.
Un responsable me signala que les préparatifs de la réception avançaient.
Je le remerciai et poursuivis ma vérification.
Le nom de Brian apparut sur un document.
Je m’arrêtai une seconde.
C’était étrange de voir son nom ici, alors que je savais qu’il me considérait encore comme une ancienne épouse incapable de réussir sans lui.
Il avait choisi cet hôtel pour célébrer son avenir.
Il ignorait toujours que j’en étais devenue l’actionnaire majoritaire.
Je ne ressentis aucun besoin de lui envoyer un message pour le lui annoncer.
Il aurait pu croire que je cherchais à l’humilier.
Ce n’était pas nécessaire.
La vérité n’avait pas besoin de ma voix pour exister.
Je poursuivis mon travail.
Plus tard dans la matinée, je reçus un appel de mon père.
Je m’éloignai du bureau pour lui répondre.
« Tout va bien à la forge ? »
« Oui. Leo est là. Nous avons plusieurs commandes à terminer. »
Sa voix semblait plus calme que les jours précédents.
Je lui demandai s’il avait reçu de nouvelles informations concernant les menaces de Brian.
Il me répondit que rien de nouveau ne s’était produit.
Je lui rappelai de conserver ses documents et de ne rien signer sans avoir compris exactement ce qu’on lui demandait.
« Je m’en souviens, Sam. Ne t’inquiète pas pour moi. »
Je connaissais cette réponse.
Mon père ne voulait pas devenir un poids pour moi.
Je ne voulais pas non plus qu’il pense devoir affronter seul ce qui se passait.
« Je t’appellerai après la réception. »
« D’accord. Occupe-toi de ton travail. »
Nous raccrochâmes.
Je restai quelques secondes avec le téléphone dans la main.
Puis je retournai au bureau.
Je savais que la journée risquait de devenir compliquée si Brian décidait de provoquer une confrontation.
Mais je n’allais pas laisser cette possibilité m’empêcher de remplir mes responsabilités.
J’avais appris quelque chose au cours des derniers mois.
On ne protège pas son avenir en passant chaque journée à imaginer les pires intentions des autres.
On le protège en préparant ses décisions, en vérifiant les faits et en refusant de céder à la peur.
À mesure que l’heure de la réception approchait, le personnel poursuivait les préparatifs.
Je gardai mes distances avec la salle de réception.
Je n’avais aucune raison d’aller chercher Brian.
Je ne voulais pas non plus que mon rôle dans l’hôtel soit confondu avec mon ancienne relation.
J’étais là pour travailler.
Pas pour observer mon ex-mari célébrer ses fiançailles.
Je me dirigeai vers mon bureau et ouvris les documents concernant mes projets.
Il restait des éléments à examiner.
Je me concentrai sur les chiffres.
Pour la première fois depuis longtemps, je pouvais travailler sans me demander si Brian trouverait mes décisions assez bonnes.
Je n’avais plus besoin de lui présenter mes idées pour obtenir son approbation.
Je pouvais les examiner moi-même.
Les corriger si nécessaire.
Les défendre lorsqu’elles étaient solides.
Cette indépendance ne m’avait pas été offerte.
Je l’avais construite.
Et je ne comptais pas la sacrifier pour une réception.
Source: welikedrama.com
Cliquez ici pour continuer la lecture : PARTIE 10 : Le Grand Plaza se préparait à accueillir Brian et Chloe, tandis que je devais décider comment protéger mes droits sans transformer l’hôtel en champ de bataille
La facture qui allait révéler ce que mon ex-mari avait toujours refusé de voir
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